La technique

Les variétés d'argile

 Il existe plusieurs variétés d’argile de couleurs et de textures différentes :

-blanche, brune, rouge, noire, bleue, verte

-fine ou chamottée (légèrement granuleuse). 

 

L’argile est composée d’eau et de fines particules arrachées au rocher par l’érosion.

Déplacée par les intempéries, elle se mélange à des impuretés, qui lui donnent sa couleur et ses propriétés spécifiques.

L’argile fine sera davantage utilisée pour le modelage de petites pièces.

L’argile chamottée (ou terre chamottée) est une terre de structure fine parsemée d'éléments nettement plus épais (la chamotte à proprement parler), visibles à l'œil nu.

Le plus souvent, la chamotte est elle-même une argile cuite qui a été broyée en grains de tailles diverses.  

 Le grès, matière voisine de l’argile, est apprécié par certains sculpteurs, qui lui trouvent des qualités propres à sa constitution.

En général le grès est davantage utilisé en poterie.  

 Dans la suite de cet exposé, on parlera d’argile en général, sans différencier l’argile et le grès.

Les avantages de l'argile

Grâce à sa malléabilité, l’argile permet de réaliser des sculptures, avec la possibilité d’ajouter et de retirer de la matière, tout au long du processus de création. 

Ainsi assez rapidement on obtient des résultats concrets satisfaisants.

D’autre part l’argile, une fois cuite, autorise un grand choix de finitions. 

 La consistance de l’argile

1) L’argile « brute » :  elle absorbe l’eau et restitue cette eau en séchant.

      Le processus est réversible tant qu’elle n’est pas cuite.

      En cours de séance, il est recommandé d’arroser sa sculpture afin de la maintenir humide.

      Puis, entre 2 séances de travail, on couvre la sculpture, dans le but de préserver son humidité.

 

2) La barbotine : c’est de l’argile diluée avec de l’eau, à la fois liquide et épaisse.

    On l’utilise pour assembler deux éléments créés séparément (ou cassés) lors du modelage (anses, tête, pied, ….).

3) L’engobe : c’est de l’argile beaucoup plus diluée que la barbotine, jusqu’à devenir liquide.

      Elle sert à la décoration, et à la réalisation de pièces moulées.

 Le séchage (avant cuisson)

Lorsque la terre est sèche, elle s’affermit, s’éclaircit, et devient friable. 

La pièce une fois terminée devra sécher au minimum un mois pour éviter l’explosion à la cuisson.

Les bulles d’air sont en grande partie, responsables de la casse.
 

 La cuisson

La cuisson est nécessaire pour consolider la pièce, qui devient compacte et très résistante.

Après cuisson, l’argile deviendra terre cuite. 

Lors de la cuisson de l’argile, la montée en température est tout d’abord lent, environs 100°C par heure durant 5h.

Puis, la cuisson se poursuit pour atteindre 900°C (et 1300°C pour le grès).  

On évite ainsi la casse par choc thermique.

 La finition :

1) Les émaux : ils nécessitent une 2ème cuisson afin de les fixer sur la sculpture cuite.

    Cette 2ème cuisson ne doit jamais dépasser la température de la 1ère cuisson (900°C pour l’argile et 1300°C pour le grès).

2) La patine : la sculpture cuite pourra être patinée avec un mélange de gomme laque, d’alcool à 90°C et de pigments de différentes couleurs.

    C’est ainsi, que certaines sculptures donnent le sentiment d’être réalisées en bronze, alors que l’effet a été créé à l’aide de patines.

Pour plus de détails sur la patine, voir la rubrique suivante "La patine"

Un grand merci Anne-Marie pour ton aide précieuse